Tendances dans le métier de Horticulteur-paysagiste/horticultrice-paysagiste

Technologie

Les outils numériques et les logiciels sont de plus en plus communs dans l’industrie. On utilise des applications qui permettent de localiser les véhicules et de gérer le paysagement. On utilise également des logiciels et des dispositifs numériques pour assurer le suivi de la productivité et des applications commerciales pour la planification des horaires et la facturation.

Certains horticulteurs-paysagistes et certaines horticultrices-paysagistes utilisent des outils d’intelligence artificielle (IA) pour rédiger des documents commerciaux, créer des produits et des services commerciaux, générer du contenu pour les médias sociaux, et aider au design de sites Web et des tâches de préparation.

Le système d’information géographique (SIG) et les drones sont de plus en plus utilisés pour l’arpentage, la cartographie et les analyses du lieu de travail détaillées, menant à une planification et une exécution plus informée des projets d’aménagement paysager durables.

Santé et sécurité

Les horticulteurs-paysagistes et les horticultrices-paysagistes doivent se tenir au courant des dangers à la santé et à la sécurité dans le métier. Il y a une plus grande connaissance des risques pour la santé découlant des mouvements répétitifs, de l’utilisation des produits chimiques dangereux, et de l’exposition à la poussière de silice. Par conséquent, les améliorations à l’équipement de protection individuelle (EPI) et aux outils sont conçues pour fournir une meilleure ergonomie comme de l’équipement de manutention exosquelettique.

Il y a des risques dans l’entretien et l’élimination de l’équipement à piles et leurs piles. Gérer les feux électriques avec cet équipement nécessite l’utilisation de procédures spécialisées de prévention et de suppression.

Il est essentiel que les travailleurs expérimentés transmettent leurs compétences et mentorent une main-d’œuvre nouvelle et diversifiée en ce qui a trait aux pratiques de travail sécuritaires et aux stratégies de prévention des accidents. Plusieurs lieux de travail se sont dotés de politiques et de pratiques de milieux de travail sains et se veulent plus inclusifs, plus accessibles et plus favorables pour tous les travailleurs.

Puisque les horticulteurs-paysagistes et les horticultrices-paysagistes travaillent majoritairement à l’extérieur, les conditions météorologiques extrêmes ont un effet considérable sur leur santé et leur sécurité. Les travailleurs et les employeurs doivent savoir comment gérer et réduire les dangers et se protéger convenablement.

Outils et équipement

On remarque les avancées technologiques dans les outils et l’équipement utilisés dans le métier. On utilise davantage d’outils et d’équipement à piles. On utilise également des appareils de mesure numériques et lasers ainsi que des instruments et de l’équipement de traçage avancés dans les activités préalables à la construction. Les commandes d’irrigation et d’éclairage intelligentes ainsi que les tondeuses robotisées deviennent de plus en plus évoluées et avancées.

L’équipement de production de plantes se transforme, allégeant la charge de travail dans toutes les tâches, y compris la production, la gérance environnementale, l’entretien et la récolte. L’équipement de manutention, comme l’équipement de levage à ventouse et exosquelettique, devient de plus en plus courant.

Produits et matériaux

Il existe de nouveaux murs vivants, tant intérieurs qu’extérieurs, qui sont mieux adaptés à différents espaces, par exemple pour des copropriétés.

Les horticulteurs-paysagistes et les horticultrices-paysagistes doivent se tenir au courant de nouveaux produits et matériaux pour l’infrastructure verte et les matériaux inertes.

La construction d’espaces verts par-dessus les structures existantes devient de plus en plus importante, comme la construction de toits verts et de paysagement recouvrant des structures de béton.

Lois et règlements

L’industrie de l’horticulture doit continuellement s’adapter aux changements législatifs et règlementaires, particulièrement en ce qui concerne la sécurité, la gérance environnementale, la conservation et la lutte antiparasitaire intégrée (LAI).

Par exemple, certaines municipalités mettent en place ou envisagent des lois visant à réduire l’utilisation de moteurs à combustion interne et leur période d’utilisation.

Des règlements environnementaux voient le jour pour régler des problèmes comme l’altération du lieu de travail et du sol végétal, ainsi que pour imposer un pourcentage d’utilisation d’espèces indigènes et de produits locaux dans les espaces verts.

Environnement

L’aménagement paysager résistant au feu est devenu une tendance importante au sein du métier, motivé par la fréquence grandissante et la sévérité des feux de forêt dans plusieurs régions. Les horticulteurs-paysagistes et les horticultrices-paysagistes intègrent de plus en plus de pratiques de prévention des incendies dans leurs projets, comme mesure de sécurité, mais aussi comme valeur ajoutée pour les clients. Ces pratiques comprennent l’utilisation de plantes peu inflammables, le zonage stratégique des végétaux et l’utilisation de matériaux inertes incombustibles pour créer des zones de protection autour des maisons et des bâtiments. Puisque les propriétaires sont plus au courant de ces pratiques, les municipalités, les assureurs et les horticulteurs-paysagistes et les horticultrices-paysagistes remarquent que ces pratiques sont non seulement meilleures pour l’environnement, mais constituent également un atout commercial qui s’agence avec les mouvements plus larges d’aménagement paysager durable et adapté au climat. Ce changement a une incidence sur les programmes de formation, les normes de certification et même les règlements municipaux, alors que les designs résistant au feu prennent davantage d’importance dans l’horticulture et le paysagement moderne.

Il y a une tendance grandissante vers la plantation d’espèces indigènes et non envahissantes dans l’aménagement paysager. Il peut être utile de mettre l’accent sur « la bonne plante au bon endroit » pour aider les plantes susceptibles de mieux pousser dans un environnement, mieux résister aux parasites, appuyer la croissance biodiversifiée dans l’écosystème local et réduire la nécessité d’intervention externe.

Les inquiétudes au sujet des parasites, des maladies et des espèces envahissantes ont mené à une plus grande vigilance dans leur surveillance. Cette plus grande sensibilisation a encouragé les pépinières et les cultivateurs en serre à augmenter leur production et leur vente de plantes indigènes et non envahissantes.

Plusieurs municipalités démontrent leur engagement à améliorer la gérance environnementale, par exemple en mettant l’accent sur l’inclusion de l’infrastructure verte et la naturalisation dans la planification municipale. Ces mesures appuient la transition vers un avenir où les émissions de carbone seront faibles, et peuvent avoir un effet important sur les communautés et sur la santé de tous.

Les horticulteurs-paysagistes et les horticultrices-paysagistes jouent un rôle essentiel dans la lutte contre les changements climatiques, en adoptant des stratégies de réduction des risques et en adaptant leurs techniques. Leur expertise dans le design, l’installation et l’entretien d’aménagements paysagers résistants aux phénomènes météorologiques extrêmes, comme la sécheresse, les inondations et les vagues de chaleur, est indispensable pour bâtir des environnements durables. Leur capacité à mettre en œuvre des pratiques de capture du carbone au sein des aménagements paysagers contribue directement à réduire les effets des changements climatiques.

La gestion des eaux de ruissellement est davantage prise en considération dans l’aménagement paysager. Plusieurs projets d’infrastructure urbaine intègrent des systèmes perméables dans leurs plans de gestion des eaux de ruissellement. Dans certaines régions, on prend de plus en plus en considération la durabilité de l’entretien des zones riveraines et des modèles de drainage naturels.

Pour les propriétaires de maisons, on recense une augmentation des stratégies de capture et d’utilisation des eaux pluviales pour appuyer l’aménagement paysager. Les clients résidentiels commencent à demander le design, l’installation et l’entretien de pratiques de développement à faible impact (DFI) qui conservent et reproduisent les aménagements paysagers naturels, réduisent la présence de matériaux inertes et améliorent le drainage du terrain.

On remarque une augmentation de projets d’aménagement paysager dans les milieux à forte densité de logements et d’espaces de vie communautaires comme les copropriétés et les maisons en rangée. Une grande partie de ces projets doivent être aménagés avec un espace vert limité, ce qui présente des limites particulières.